L'histoire du collège Plaisance

L'histoire du collège Plaisance

L'histoire du collège Plaisance est liée à l'histoire de Créteil.
 
Dès 1925, sur les terres accidentées des carrières désaffectées voisines de la rue Chéret s'installe un groupe de maisonnettes entourées de jardinets : ce sont les premiers « Bleuets[1] ».
 
En 1960, afin de loger la population qui s'accroit, se déroule, entre la récente zone pavillonnaire de la rue des Bleuets et les propriétés déjà anciennes de l'avenue Laferrière, au-dessus des anciennes carrières, la réalisation expérimentale d'un « grand ensemble de constructions préfabriquées » : la nouvelle cité des Bleuets-Pinsons.
 
La création de cette agglomération va entraîner dans le voisinage la recherche de lieux disponibles pour y loger des structures indispensables. Il existe déjà une école primaire au château des Buttes.
C'est dans les champs encore cultivés de l'Assistance Publique, au lieu-dit « Les Longuennes », que va s'élever, à côté du central téléphonique déjà existant, le collège Plaisance, face au stade Desmont construit depuis 1955 (en hommage à François Desmont, administré de Créteil, médaillé de bronze et d’argent de l’Education physique et des Sports).
 
Par ailleurs, en 1963, débute la construction du groupe scolaire Charles Beuvin (du nom du directeur de l'école primaire Victor Hugo de 1912 à 1930).
 
En 1964, le conseil municipal de Créteil approuve le contrat d’architecte concernant Louis-Marie Charpentier, pour la construction du groupe scolaire « Plaisance » (29 classes et un gymnase).
 
En 1967, le conseil municipal demande la création du CES (collège d’enseignement secondaire) « Plaisance » par transformation du CEG (collège d’enseignement général) Garçons « Plaisance », déjà existant.
 
Le 18 mars 1996, le département du Val de Marne annonce l'ouverture du nouveau collège Plaisance, reconstruit par l'architecte Soisick Cléret entre 1994 et 1996, pour succéder à l'ancienne construction de type Pailleron[2].
 
Mais d'où vient le nom « Plaisance » ?
Le collège Plaisance est délimité par l'avenue Laferrière (du nom du propriétaire du terrain sur lequel a été créé l'avenue : Louis Adolphe Laferrière (1798-1877), acteur de théâtre), par l'avenue de Maisons et par la rue de Plaisance.
La rue de Plaisance fut créée sur plan du 1er février 1884 par Madame Collin, née Virginie Grandjean sur des terrains situés aux « Longuennes », lui venant d'un aïeul. La famille Grandjean était établie à Créteil dès 1778. Entourée de trois côtés par les champs de l'Assistance Publique, la nouvelle rue se terminait en impasse quand, le 20 juillet 1900, les filles de madame Collin l'offrirent à la commune. Elle fut prolongée jusqu'à l'avenue Laferrière en 1903.
 
Notre collège tient donc son nom de celui de l'une des rues qui le bordent, nom donné par la propriétaire des lieux à la fin du XIXème siècle. Elle a également donné le nom de sa famille à la rue Grandjean, perpendiculaire à la rue de Plaisance. 
 
Sources : Créteil en son terroir à travers rues et chemins de Madeleine Jurgens - Société d'Histoire et d'Archéologie "Les Amis de Créteil", 2009
Et site de la ville de Créteil : www.ville-creteil.fr
 
Recherches effectuées par Mme Pierre.

 
[1] « Bleuet » est un diminutif du mot « bleu », qui représente une couleur. Cela pourrait désigner une fleur bleue (centaurea cyanus) qui pousse au milieu des blés.
[2] Nom d’un collège de Paris qui a brûlé en 1973 et dont les techniques de construction favorisaient la propagation du feu.

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